dimanche 20 septembre 2009

Énergie latente

Le 15 août dernier, Segawabiki publiait sur son blog un succulent épisode cyclo-érotique, où l’auteur se dresse et résiste avec ardeur aux assauts passionnés et humides de son fidèle et poilu compagnon de route.

Voici les versions japonaise et québécoise, sans censure, de ces tendres ébats sur bicyclette avec moteur d’appoint.



© 瀬川びき様の許可を得て掲載しております
© Reproduction sur Jets d’encre du Japon autorisée par l’auteur

Texte principal


Case 1
チョコと自転車で散歩
電動機つきママちゃりだけど
上り坂つらい…


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Case 2
上り坂では前のめりになるので、チョコと自然に近づいて
「がんばって」ってか!!


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Case 3
愛情ナメナメ底力!
傍目にはかなり変なおっさん


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Case 4
会社で
ねえねえ、どうやるとオレの底力を引き出せるか知ってる?
ココがヒント
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Sonorités expressives de cet épisode

ぺろぺろ Le bruit humide que fait la langue du lécheur en léchant le léché
どはっ Sonorité expressive qui indique ici l’état du léché submergé sous les assauts de ぺろぺろ
うふ、うふん、いやん Pour comprendre, il faut avoir déjà passé une nuit au Love Hotel avec une Japonaise ou avoir déjà loué une vidéo pour adultes. Triste confidence : dans le cadre du mariage, les うふ、うふん et いやん semblent laisser graduellement la place à des "また?", "しつこい!" et autres expressions visant à étouffer dans l’œuf l’expression légitime de l’énergie latente.
しゅこしゅこ Hypothèse de Jets d’encre : le bruit que fait le vélo quand on pédale.
びゅう Le bruit que fait un objet au Japon quand il fend l’air à toute vitesse.

2 commentaires:

Zolly a dit…

しゅこしゅこ, ce n'est pas l'onomatopée de la scie qui entame la bûche, ou de la pompe à vélo qui gonfle, ou du tire-bouchon qui couine, bref du va-et-vient qui grince ou fait pschiit-pschiit, pfout-pfout, grignf-grignf ou slurp-slurp? (j'imite bien les objets, non?)

Ça pourrait aller dans ce contexte: quand on est dans une côte le pédalier est de plus en plus hésitant, tend vers le va-et-vient en décrescendo ahanant, mécaniquement essoufflé. (c'est du vécu)(c'est d'ailleurs pour ça que je descends de vélo dans les côtes, parce que je sens bien que le pauvre vélo peine)

Alain Côté a dit…

Salut Zolly, l’hypothèse de l’essoufflement mécanique me semble tout à fait acceptable, même si j’ai des réserves (toutes canayennes, j’en conviens) pour les pschiit-pschiit (bruit de pompe ?), pfout-pfout (marche avec des souliers remplis d’eau ?), grignf-grignf (dent de piranha affamé qui gruge la paroi de verre de l’aquarium ?) ou slurp-slurp (deux petites gorgées rapides de saké en regardant le piranha ?)...

Mes salutations à toi et à ton vélo,

Le jeteur d’encre