jeudi 14 mai 2009

Pincer les bourgeons

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© Reproduction sur Jets d’encre du Japon autorisée par l’auteur

Source de cet épisode : ici


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Parlant de « pincer les bourgeons », samedi dernier je suis allé faire un petit tour au gymnase de l’école primaire que fréquente fiston. J’y allais suite à une invitation aux parents d’élèves pour participer à l’entraînement de l’équipe locale de ママさんバレー, le « volleyball pour mamans ». Cette version du volleyball, qui se pratique généralement à 9 contre 9, connaît un succès monstre sur l’archipel depuis la victoire de l’équipe féminine japonaise aux Jeux Olympiques de Tokyo en 1964.

Ça faisait des années et des années que je n’avais pas touché un ballon de volleyball — j’ai longtemps pratiqué ce sport comme joueur et comme entraîneur — et les muscles des jambes s’en sont douloureusement ressentis le lendemain matin... La dernière fois que j’ai touché un ballon, c’était avec l’équipe de l’Université de Tōkyō, en 1994. Or, ce qui m’a surpris samedi dernier, c’est qu’en 2009 les jeunes et moins jeunes mamans de l’école primaire du quartier s’entraînaient exactement de la même façon que les jeunes étudiants de Tōdai le faisaient en 1994. La même routine d’assouplissement, la même séquence d’exercices avec ballon, les mêmes enchaînements de réception-passe-attaque-réception-passe attaque-réception... suivis de quelques gorgées d’eau salutaires puis de quelques matchs contre nous (les jeunes et moins jeunes maris des jeunes et moins jeunes ママさん).

La routine, le même moule pour tous (pour toutes en l’occurrence), le niveau des exercices établi sans tenir compte du niveau des joueuses ou des caractéristiques de l’équipe. Bref, à part une forte dose de nostalgie, je n’ai rien retrouvé de ce qui faisait l’attrait de ce sport à mes yeux à l’époque où j’étais entraîneur. C’est tout juste si leur cri de ralliement n’était pas « bonsaï ! » :D

Remarquez, on ne va surtout pas se plaindre. D’autant plus qu’après l’entraînement j’ai vu quelques papas déshydratés se diriger vers l’izakaya pour une routine du coude que j’aimais bien à l’époque. Samedi soir prochain, faudra absolument que je rentre dans le moule après l’entraînement ! ;-)